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  • : Le blog de Luc Bussière
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  • : Blog qui présente mes réflexions, et la trame des cours de philosophie chrétienne avec annexes, pour mes étudiants.
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  • Luc Bussière
  • Marié, père de 4 enfants 3 jeunes hommes adultes dont deux mariés, et une ado. Grand père depuis Août 2010
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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 13:55

La  philosophie réformée.

 

1)             Les prédécesseurs de Dooyeweerd.

 

                        i.          Saint Augustin

 

                       ii.         Calvin

 

                     iii.         Van Prinsterer

 

                     iv.         Abraham Kuyper

 

1)    Kuyper pense que le principe de la souveraineté absolue de Dieu sur la totalité de l’univers créé est le principe directeur d’une pensée Calviniste.

 

2)    Kuyper considère que l’origine véritable de toute pensée comme de toute praxis est le cœur de l’homme centre religieux de la personnalité.

 

3)    Kuyper en partant de l’idée biblique du péché compris comme une apostasie religieuse considère que la culture humaine ne peut se développer dans l’histoire que sous l’action de la grâce de Dieu. Cette grâce de Dieu n’est pas la grâce spéciale accordée à un individu pour le salut éternel mais la grâce commune préservatrice et accompagnatrice de Dieu, qui dirige le développement de toute l’histoire humaine.

 

4)    Kuyper souligne l’antithèse radicale posée par tous les auteurs bibliques entre le péché et la justice de Dieu. Cette antithèse apparaît au niveau de la connaissance du développement culturel : l’antithèse oppose à ce niveau la science chrétienne qui repose sur des présuppositions vraies et la science mondaine ou apostate qui se fonde sur des présuppositions totalement fausses.

 

5)     Kuyper pose enfin le principe de l’expression immanente constante de la souveraineté divine dans tous les aspects du réel. L’ordre divin du créé comprend des aspects très différents : le principe de la souveraineté universelle de Dieu peut être vérifié à l’intérieur de chaque aspect du réel qui se trouve ainsi caractérisé par un principe de souveraineté, délimitant avec précision sa place et sa fonction vis-à-vis des autres aspects de la réalité  créée. Chaque aspect du monde créé reflète de cette façon la dominance universelle de la souveraineté divine, et un aspect spécifique de la réalité ne saurait être confondu au niveau de la connaissance avec un autre aspect spécifique du monde. Abraham Kuyper résume cet enseignement dans la formule suivante : « souveraineté dans chaque domaine ».[1]

 

Une connaissance philosophique ou scientifique dépend de présuppositions religieuses apostates ou de présuppositions Bibliques.

 

Commentaire du discours d’Abraham Kuyper par J.D Dengerink : « Notre activité scientifique ne peut s’exercer en dehors du grand combat spirituel. L’opposition entre les différents courants religieux se manifeste partout. L’histoire nous montre que chaque activité scientifique qui a son point de départ propre possède une physionomie particulière. Nous avons une science grecque, une science arabe, une science scholastique, etc… Il devient donc nécessaire  que les chrétiens eux aussi, et cela même sur le terrain scientifique, bâtissent leur propre maison sur des fondations originelles, c’est-à-dire sur Jésus-Christ à qui toutes choses appartiennent »[2]

 

2)             Dooyeweerd 

 

 

 

    La théorie des sphères de Loi

 

«Dieu, Souverain Créateur, a placé Sa création dans le cadre d’une loi d’ordre cosmique. C’est par ce moyen que la cohérence est assurée entre les différents aspects de la réalité, les différentes relations de cette réalité. »[3] La loi d’ordre cosmique se réfère à une multiplicité de lois que Dieu a établies selon un ordre régulier.

 

 

 

 

 

 

 

    Le « Point d’Archimède en Philosophie ».

 

Le « cœur ».

 

Monsieur Kayayan écrit : « Le « point d’Archimède de toute philosophie chrétienne, c’est la Parole de Dieu. Elle nous enseigne que le cœur de l’homme existe en relation avec trois réalités fondamentales : le temps cosmique, les autres, et Dieu. La connaissance de Dieu se situe au-dessus de toute connaissance théorique. Dooyeweerd souligne avec force que la « religion » n’est pas l’équivalent de la foi : elle transcende, en effet, tous les aspects modaux dont nous avons parlé, y compris celui de la foi. La connaissance de Dieu ne nous révèle pas des concepts théoriques : c’est d’une manière tout approximative qu’elle peut être présente dans l’idée théorique. La connaissance vraie de Dieu et de nous-mêmes est au-dessus de toute pensée théorique ou scientifique. Elle ne peut être l’objet d’aucune théologie dogmatique, d’aucune philosophie quelconque, d’aucune science. Même dans sa forme apostate, la religion n’est pas un phénomène temporel qui se situerait à l’intérieur des structures temporelles de la vie humaine. Elle ne sera jamais adéquatement décrite par la phénoménologie. La Religion n’est pas un Gegenstand. Elle n’est pas l’expérience du sacré, ni l’objet de la pensée théorique.

 

La religion est la condition spécifique de tout homme ; une condition dans laquelle la personne humaine est liée soit à son authentique fondement, soit à un autre fondement qui revendique, sans aucun droit, une équivalente authenticité. Quand la pensée théorique n’est pas capable d’atteindre le vrai absolu, elle le remplace immanquablement par un autre aspect de la réalité, auquel elle confère valeur d’absolu. Cette « absolutisation » d’un aspect de la réalité, isolé des autres, est toujours une démarche de nature religieuse à laquelle la pensée théorique est assujettie. La « religion », c’est l’abandon total de l’homme en Dieu. Il n’y a qu’une seule alternative : ou bien le moi trouve son sens et son contenu dans l’abandon de soi à Dieu, ou il les place dans l’absolutisation de ce qui n’est que relatif, et c’est l’apostasie. »

 

 

    Dénonciation des philosophies de l’immanence et du dogme de l’autonomie de la pensée théorique.

 

    Les présupposés d’une philosophie chrétienne

 

Selon Dooyeweerd, la pensée philosophique s’applique à la totalité de la réalité créée, elle doit nous donner « une notion théorique de la liaison universelle et structurelle de la réalité », poser que la philosophie « élabore une vue théorique de la totalité et précise comment chaque chose se comporte par rapport au tout » : tout cela est en relation avec son Origine et dépend d’elle. Cette conception du rapport de l’homme et du réel est appuyée sur un ensemble de présupposés très clairement définis :

 

Premier présupposé : Dieu est le Créateur des cieux et de la terre. (Genèse 1, Hébreux 11)

 

Deuxième présupposé : L’homme est créé par Dieu à son image (Genèse 1)

 

Troisième présupposé : L’homme recherche une Origine perdue et éloignée de lui. Cette recherche a pour cause le péché rupture intervenue entre l’homme et Dieu au commencement de l’histoire de l’homme. (Genèse 3)

 

Quatrième présupposé : En Christ, vrai Dieu, vrai homme, l’homme est réconcilié avec Dieu. (Hébreux 1)

 

Ces présupposés peuvent être regroupés dans le simple triptyque : création-chute-rédemption.

 

La philosophie de Dooyeweerd est une critique de la raison :

 

 

 

    La sécularisation de la science par Dr H.Dooyeweerd.Extraits tirés de « La Revue Réformée »

 

« En parlant de la sécularisation de la vie, la sécularisation de la science est parfois oubliée. Si nous nous demandons pourquoi, il faut répondre que la majeure partie des chrétiens qui ont joui d’une éducation scientifique manquent d’une vue claire des rapports de la religion et de la pensée scientifique. L’idée que la science non – théologique, à cause de sa nature intrinsèque, serait indépendante de toute  foi personnelle, de sorte que son objectivité serait menacée dès l’instant où elle serait liée à certains présupposés de la foi, est encore fort répandue. On a accepté cette idée sans trop savoir ce qu’on faisait, et sans se demander si elle est justifiée tant du point de vue biblique que du point de vue critique de la science.

 

On oublie que la sécularisation de la vie n’a été possible que par le processus de la sécularisation de la science, et que la sécularisation scientifique s’est effectuée sous l’influence dominatrice de la sécularisation religieuse accomplie par l’humanisme moderne depuis la Renaissance. Et nous nous sommes accoutumés à ce fait accompli.

 

Mais voici que nous sommes confrontés à nouveau avec les dangers de la science sécularisée de l’Occident, en voyant ses effets spirituels désastreux chez beaucoup d’étudiants des pays orientaux, et qui, à cause de leurs contacts avec cette science, se sont détachés de la foi de leurs ancêtres, et deviennent une proie facile pour le nihilisme ou le communisme.

 

On a beau dire que c’est la tâche missionnaire de l’Eglise de leur prêcher l’Evangile ! Ils ne comprennent pas la séparation occidentale entre la science et la foi. La même science sécularisée, qui a détruit leur foi ancestrale, étouffera aussi la semence de l’Evangile. Car la science, sécularisée et isolée, est devenue une puissance satanique, une idole qui domine toute la culture.

 

Il serait faux de supposer que cette sécularisation de la science ne soit qu’une conséquence naturelle de la différenciation de la culture. Une telle supposition impliquerait, en effet, que la religion ne soit rien de plus qu’une sphère de la culture. On suppose que, dans l’état primitif de la société, la religion était certes liée à toute la vie, mais que, dans le processus historique de la différenciation culturelle, elle devrait se séparer de toutes les sphères sociales. Or, la religion, même la religion apostate, c'est-à-dire celle qui ne tient aucun compte de la religion vraie qui nous est révélée par Dieu dans les Saintes Ecritures, ne se supporte pas d’être jamais limitée à une sphère spéciale de la vie temporelle. Elle est bien plutôt la sphère centrale de l’existence humaine qui donne à toute la vie sa direction ultime. La différenciation aboutit à la désintégration à moins qu’elle ne trouve son revers dans une intégration totale de la vie. Cette intégration totale ne peut s’effectuer que par la religion.

 

C’est un fait assez paradoxal que cette dernière thèse soit reconnue par le sociologisme moderne, qui lui-même trahit les conséquences les plus extrêmes de la science sécularisée. La religion y est réduite à un phénomène social, expliqué causalement au moyen d’une conscience collective qui doit assurer la cohérence de la solidarité du corps de la société. Nietzsche qui a eu une vue pénétrante des conséquences nihilistes de la science sécularisée, a dit qu’au moyen de la science, l’homme a tué ses dieux. En son temps, c’était une prophétie, puisque la science elle-même était encore vénérée comme une déesse qui devait conduire l’humanité sur la route du progrès, de la vérité et de la liberté. Or, aujourd’hui, cette prophétie s’est réalisée à un haut degré. Cette foi dans la puissance libératrice et élévatrice de la science est minée et ébranlée par l’historisme positiviste et le vitalisme qui, tous deux, sont issus de la sécularisation radicale de la pensée moderne.

 

Cependant, la science sécularisée n’a pas cessé d’être la puissance dominatrice de la culture occidentale. Bien au contraire ! Sa puissance s’est augmentée d’une façon gigantesque en suscitant une évolution inouïe  de la technique. C’est une puissance impersonnelle, qui a rationalisé toute la société. Si elle n’est plus vénérée comme une déesse, elle peut néanmoins se manifester comme un démon pénétrant l’âme humaine de l’image théorique de la réalité qu’elle a créée, et qui ne peut pas être accordée à la foi chrétienne.

 

C’est une vaine illusion de supposer que la foi chrétienne, étant d’un autre monde, n’ait rien à faire avec la science ! La science sécularisée a parfaitement quelque chose à voir avec vous-mêmes, avec votre cœur. Dès l’instant où vous l’acceptez, elle vous poursuivra quand vous lirez les Ecritures et quand vous ferez vos prières.

 

Si la sécularisation de la science s’est accomplie sous l’influence dominatrice de l’humanisme moderne depuis la Renaissance, il faut aussi y ajouter l’influence du motif central de la scolastique catholique –romaine, à savoir le motif de la nature et de la grâce, qui a préparé le chemin de cette dernière sécularisation. C’est l’influence dominatrice de ce motif anti-biblique et dualiste qui, jusqu’à nos jours, a empêché un témoignage commun positif et non équivoque du protestantisme orthodoxe contre la sécularisation de la science.

 

Soulignons sans équivoque qu’il ne s’agit pas ici d’une protestation contre quelques thèses évidemment anti-bibliques de la science sécularisée. Il s’agit de tout cet esprit qui anime la sécularisation comme telle, du dogme de l’autonomie de la science vis-à-vis de la foi : cet esprit et ce dogme doivent être démasqués. Il s’agit d’une réforme intrinsèque de l’esprit de la science et de l’image théorique de la réalité en accord avec le motif central biblique de la Réforme. Il s’agit de proclamer qu’il existe une antithèse religieuse dans la pensée philosophique et scientifique, comme l’a fort bien montré le père spirituel calviniste aux Pays Bas, le Dr Abraham Kuyper.

 

Il faut prendre conscience de notre responsabilité dans la sécularisation de la science moderne et de notre vocation de lutter contre l’esprit d’apostasie qui s’y manifeste. Cela ne veut pas dire que nous soyons incapables de combattre cet esprit de notre propre chef. La lutte à laquelle je pense est celle de la foi, une lutte contre nous-mêmes par la puissance du Saint Esprit, et qui trouve sa force dans une vie de prière.

 

Voyons d’abord pourquoi cette lutte est nécessaire et inévitable du point de vue biblique et du point de vue scientifique.

 

Du point de vue biblique, il nous faut d’abord constater que la Révélation divine a un motif central qui est la clé de la connaissance et qui, par son caractère intégral et radical, exclut sans appel toute conception dualiste de l’existence humaine et de la réalité terrestre. C’est le motif de la Création, de la Chute et de la Rédemption en Jésus-Christ dans la communion du Saint-Esprit. Ce motif n’est pas du tout une doctrine qu’on puisse accepter sans qu’elle agisse puissamment dans notre cœur. Il est par-dessus tout une force motrice centrale, la clé de toute connaissance de Dieu et de soi-même, qui doit ouvrir la porte de la Révélation de Dieu dans l’Ecriture sainte et dans toutes les œuvres de Sa main, de sorte qu’il précède toute exégèse  de l’Ecriture elle-même au sens théorique de la théologie. C’est un motif tripartite intégral, de sorte qu’il est impossible de comprendre le péché et la Rédemption au sens biblique, sans avoir saisi la vraie signification de la création. En se révélant comme Créateur, Dieu Se révèle comme l’Origine intégrale de tout ce qui existe. Aucune contre – force ne peut Lui être opposée, qui ait quelque puissance de son propre chef. Il n’y a aucune sphère de la vie terrestre que nous puissions maintenir comme un asile de notre autonomie vis-à-vis de notre Créateur. Il a droit à toute notre vie, à toute notre pensée, à toute notre action. Aucun domaine de la vie ne peut être soustrait, en quoi que ce soit, au service de Dieu. En Se révélant comme Créateur, Dieu a révélé en même temps l’homme à lui-même. Nous sommes créés à l’Image de Dieu. A condition de nous débarrasser de toutes les spéculations grecques de la théologie scolastique, cela veut dire qu’ici Dieu nous révèle l’unité radicale de toute notre existence.

 

Comme toute la créature se rapporte concentriquement à Dieu comme à son unité d’origine intégrale, ainsi Dieu a créé dans l’homme un centre intégral, qui est l’unité radicale de toute son existence temporelle avec tous ses divers aspects et toutes ses diverses facultés. C’est le cœur, au sens religieux, la racine d’où jaillissent les sources de la vie, l’âme ou l’esprit de notre existence temporelle, c'est-à-dire de notre existence corporelle. Car notre existence corporelle n’embrasse pas seulement les aspects physiques et biologiques, mais aussi les aspects rationnels de notre existence, et même la fonction temporelle de la foi.

 

Dans le cœur de l’homme, Dieu a concentré le sens de toute la réalité terrestre. C’est pourquoi la Chute de l’homme implique la chute de toute la création terrestre qui, en l’homme, trouve son centre religieux. C’est pourquoi, du point de vue biblique, la réalité terrestre, telle qu’elle se manifeste dans le règne inorganique, le règne végétal et le règne animal, ne peut être vue comme une réalité en soi indépendante de l’homme. Dieu nous a révélé dans Sa Parole qu’il ne voit la terre qu’au travers du visage de l’homme. Elle est maudite à cause du péché de l’homme, et elle sera sauvée à cause de la rédemption de l’homme.

 

C’est pourquoi toute philosophie qui méconnaît cette position centrale de l’homme dans la réalité terrestre est anti-biblique, quand bien même, d’une façon scolastique, elle voudrait rapporter la nature macrocosmique à Dieu comme Créateur. Les philosophes thomistes diront qu’ils acceptent inconditionnellement la création au sens biblique. C’est une erreur, parce qu’ils ont conçu la création comme une vérité intellectuelle et l’ont interprétée en dehors de la clé de la connaissance.

 

A travers le sens biblique de la création, se révèle aussi le sens biblique de la chute humaine. La chute se laisse résumer en un seul fait : c’est que l’homme, créé à l’image de Dieu, voulut être quelque chose en soi-même, indépendant de son Créateur. Le Moi humain, considéré comme le centre individuel de son existence, n’est qu’une image de Dieu ; or, une image ne peut rien être en elle-même. L’homme ex-iste, c'est-à-dire qu’il ne peut se trouver soi-même qu’en dehors de soi, dans sa relation avec son Origine. C’est pourquoi la connaissance de soi-même dépend de la connaissance de Dieu ; c’est aussi pourquoi l’existence humaine, dans son centre religieux, est sujette à une loi de concentration religieuse qui n’a pas été abrogée par la Chute. Tout le pouvoir du diable est fondé sur cette loi de concentration de l’existence humaine, puisqu’en dehors de cette loi l’idolâtrie serait impossible. Le péché est une privation, le mensonge, le néant. Mais la puissance du péché est un facteur positif, dérivé de la création.

 

Du fait que l’homme a été créé à l’image de Dieu, la Chute est une chute radicale, une chute du cœur du centre religieux, dans la racine même de l’existence humaine et de toute la réalité terrestre qui est concentrée dans l’homme. C’est pourquoi la Rédemption en Jésus-Christ a, elle aussi, un caractère radical et intégral. Elle est la régénération du cœur de notre existence en Jésus-Christ, nouvelle Racine de l’humanité et de toute la terre qui est concentrée dans l’homme. Contre toute conception dualiste et dialectique, il faut soutenir ce caractère intégral et radical du Royaume de Jésus-Christ, un caractère indissolublement lié au caractère intégral et radical de la création. C’est dire, - comme l’a exprimé le Dr A. Kuyper -, qu’il n’y a pas la moindre parcelle dans aucun domaine de la vie, dont Jésus-Christ, le Souverain suprême, ne puisse revendiquer l’exclusive propriété (…) »

 

Extrait de la conclusion : « Pour ceux qui sont issus de la Réforme calviniste, il ne s’agit plus de perdre son temps dans de longues discussions scolastiques sur la question de savoir si la science et la philosophie appartiennent au domaine du Royaume de Jésus-Christ, ou bien au domaine de la raison naturelle. Cette discussion doit être terminée puisque nous avons démontré qu’il n’existe pas de raison naturelle qui serait indépendante du motif religieux dominant le centre de l’existence humaine. Nous ne pouvons suivre que deux chemins : celui de la scolastique à l’accommodation qui, par son développement dialectique, aboutit à la sécularisation, ou bien celui qui est indiqué par l’esprit de la Réforme et qui existe la réforme intrinsèque de la pensée scientifique par la force motrice du motif biblique. Souvenons-nous de l’affirmation de notre Sauveur : « Personne ne peut servir deux Maîtres ! » Et prions Dieu, qu’il envoie des ouvriers fidèles dans sa moisson qui embrasse toute la terre et aussi le domaine de la pensée scientifique. »


 

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Published by Luc Bussière - dans Cours 2 philo chrétienne
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