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  • Luc Bussière
  • Marié, père de 4 enfants 3 jeunes hommes adultes dont deux mariés, et une ado. Grand père depuis Août 2010
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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 19:32

Les motifs et  les différents types de la discipline/instruction.

 

            Une façon d’approfondir le sens biblique de ces termes presque synonymes de discipline et d’instruction est de chercher à répondre à ces question : quelles sont les motivations de la discipline/instruction dans la Bible, en particulier dans le livre des Proverbes ? Quels différents types de discipline/instruction pouvons nous repérer ? La question des motivations est essentielle. Elle va nous aider à mettre en perspective les notions que nous étudions,  à enrichir leur sens. Une première motivation, la plus essentielle certainement, est l’amour : « Car l’Eternel châtie (= musar) celui qu’il aime, Comme un père l’enfant qu’il chérit » (Pr 3 : 12) « Celui qui ménage sa verge hait son fils, Mais celui qui l’aime cherche à le corriger (musar)» (Pr 13 : 24). Nous retrouvons cette même motivation de la correction tout au long des Ecritures, en particulier dans le Nouveau Testament, avec le terme « païdeia » : « Dieu nous châtie pour notre bien » (Hébreux 12 : 10), « Quel est le fils qu’un père ne châtie pas ? » (Hébreux 12 : 7), «Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle, et repens-toi. » (Apoc 13 : 19). Dans le discours des Proverbes, ce n’est pas un étranger, un inconnu qui s’adresse à un jeune ou à un enfant, mais c’est un père ! Il n’y a qu’à relever le nombre de fois que l’on peut lire : « Mon fils… »[1] Même si cette expression peut tout aussi bien être celle du père biologique, ou du maître[2], l’accent est mis ici sur le cœur de père de celui qui enseigne. Ainsi, l’instruction, la discipline sont exercés dans l’amour, dans la relation d’affection et d’alliance aussi forte que celle que peut avoir un père avec ses enfants. A noter aussi que la discipline et l’instruction s’adressent d’abord à un auditoire spécifique au livre des Proverbes : les jeunes gens. « Le livre des Proverbes peut avoir été rédigé pour fonctionner comme manuel dans les écoles de sages, pour des jeunes gens destinés à administrer le pays [3]» On comprend pourquoi un tel accent est mis sur l’instruction et la discipline…C’est auprès des jeunes que les parents et maîtres peuvent avoir encore une véritable influence, avant que les mauvais plis ne soient pris et qu’il ne soit trop tard. Nous pouvons également souligner que cet amour de Dieu, des parents, des maîtres, pour les jeunes qui motive la discipline et l’instruction appelle une réponse…d’amour aussi ; « N’abandonne pas la sagesse, et elle te gardera, aime-la et elle te protègera [4]». Plus loin, c’est le père (ou le maître) qui s’écrie « Mon fils, donne-moi ton coeur, Et que tes yeux se plaisent dans mes voies »[5]. L’amour motive la discipline et l’instruction, et appelle l’amour en retour. L’amour est la source de toute action disciplinaire de Dieu quelle que soit sa sévérité[6], ceci parce que la discipline se situe dans le cadre de l’alliance, elle doit se comprendre d’un point de vue théocentrique, « car toute discipline vient, en dernier ressort, de Dieu et c’est lui qui en détermine ses buts et ses moyens [7]». La sagesse est pour celui qui la désire avec humilité – on pourrait dire pour celui qui en est amoureux, pour celui qui lui fait la cour, « veillant tous les jours à ma porte, montant la garde à mon seuil » (Pr 8.34)

 

            Une autre motivation de l’instruction/discipline est le désir de croissance et de progrès pour un autre : « Comme un anneau d’or et une parure d’or fin, Ainsi pour une oreille docile est le sage qui réprimande. » (Pr 25 :12) Rappelons-nous ici que le mot « parent » vient du mot « parure » : le parent est celui qui est appelé à « parer » ses enfants. La discipline et l’instruction contribuent à cette parure ! « La verge et la correction donnent la sagesse, Mais l’enfant livré à lui-même fait honte à sa mère » (Pr 29 : 15). L’instruction/discipline est donc un moyen privilégié de transmettre le bien qui est considéré dans le livre des Proverbes comme inestimable : la sagesse. C’est dans la recherche de ce but si élevé qu’il faut chercher la motivation de l’instruction/discipline.

 

            La transmission de la sagesse comprend aussi la transmission de connaissance. Les proverbes ont été écrits, entre autres choses,  « pour donner au jeune homme de la connaissance[8] ». Nous verrons plus loin que cette connaissance  se fonde elle-même sur la connaissance de Dieu (la « crainte de l’Eternel »), et aboutit à la RE-connaissance, c'est-à-dire cette faculté de discerner que le monde dans lequel nous vivons est le monde de Dieu lui-même, que la création reflète le créateur, que les choses visibles reflètent les invisibles, ce qui conduit à glorifier Dieu[9]. L’instruction/discipline contribue à favoriser une adoration authentique, qui est l’expression d’un cœur qui reconnaît Dieu, d’une pensée qui « pense juste », selon une « vision biblique du monde », véhiculée de façon évidente par le livre des Proverbes[10]. C’est la grandeur d’Israël, nous dit Von Rad, de n’avoir pas séparé la foi de la connaissance : « les expériences du monde étaient toujours pour lui des expériences de Dieu et les expériences de Dieu des expériences du monde[11] », « toute connaissance débouche sur la connaissance de Dieu [12]». Il est évident, nous rappelle Daniel J.Estes[13] que la transmission de la connaissance d’une génération à une autre fait partie intégrante de ce que l’éducation cherche à accomplir : « La connaissance, cependant, n’est pas perçue comme une fin en elle-même, mais constitue seulement la fondation pour des objectifs plus significatifs tels que la compréhension et la l’application. Les faits recueillis de l’observation personnelle et de la tradition sont des moyens importants au service de plus grands objectifs que le maître s’est fixé. Ce qui est primordial, c’est le comportement moral, non pas la connaissance qui n’en est qu’un substrat » L’instruction/discipline est ce moyen d’acquisition de la connaissance, qui est donc  tout autant un savoir faire qu’un savoir théorique, un comportement, un bon sens, un discernement, bref, une « sagesse » qui englobe tous ces aspects. Etre sage, c’est savoir se comporter dans l’existence quotidienne, savoir résoudre les multiples petits problèmes de la vie journalière, dans tous les domaines : relations familiales, profession, rapports avec les voisins, respect des lois, comportement personnel. L’instruction/discipline contribue à   défier chacun d’entre nous à appliquer la foi dans toutes les domaines de la vie : « en faisant ceci, elle place dans le cœur, les pieds, les mains et la bouche la conviction que le Yahweh, le Créateur-Rédempteur-Donneur de la Loi et Roi, était effectivement le Seigneur de tous et de tout[14] ».  « Comme les autres peuples, Israël entendait par « sagesse » une connaissance toute pratique des lois de la vie et du monde fondée sur l’expérience »[15].

 

            Un des termes employés dans Proverbes 1.5, « habileté » (hlbxt tachbulah),  est remarquablement typique pour exprimer cette notion : c’est un dérivé du mot qui signifie : corde, câble, et qui s’applique au pilotage d’un bateau, à l’art de gouverner (le grec traduit ce mot par : Kubernesis, acte de diriger un gouvernail). En somme, la vie est une navigation au milieu des récifs, avec les risques des tempêtes ou du calme plat, avec les rochers ou les bancs de sable à éviter, et celui qui est sage sait piloter et manœuvrer avec habileté, pour éviter les dangers, se tirer des mauvais pas et arriver à bon port. L’exercice de la discipline, de la correction, l’instruction sont le moyen d’atteindre cet objectif capital qui est de donner la possibilité à chacun de pouvoir gouverner sa vie afin d’arriver à bon port ! Quelle motivation ! Elles favorisent la formation d’un caractère selon Dieu, attribut si précieux dans la vie. Les instructions dans les Proverbes, comme les prescriptions légales de l’Alliance, appellent les hommes à la justice, à l’intégrité, à la compassion.  « La discipline dans les Proverbes vise à la formation d’un caractère selon Dieu, d’un caractère qui reflète la sagesse et la justice de Dieu[16] ». Cette importance accordée à la formation du caractère, but important de la discipline /instruction, est particulièrement souligné par le fait que le Talmud donne des règles très strictes concernant la qualification des enseignants : « il est intéressant de noter qu’aucune n’est académique, mais que toutes sont morales, sauf celles qui précisent qu’il doit être un homme marié[17] » Car un enseignant transmet d’abord ce qu’il est, tout en transmettant ce qu’il sait. (« Le disciple « sera » comme son maître » dira plus tard Jésus). L’apôtre Jacques, bien plus tard, n’écrira-t-il pas que la « sagesse d’en haut est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité, d’hypocrisie[18] » ? Un caractère a besoin d’être formé, taillé, modelé : c’est le rôle de la  discipline/instruction, c’est le fruit de la sagesse.

 

            Un des sens de ce même  mot « habileté »   s’applique également de façon courante  à l’habileté professionnelle de l’expert qui connaît son métier et utilise avec art sa technique. Les ouvriers qui construisent le temple de Salomon sont sages (1 Rois 7 :14) de même que ceux qui avaient fait le Tabernacle (Exode 31 : 3 ; Prov 22 :29, etc). Enfin, l’instruction/discipline contribue non seulement à l’acquisition de connaissances, mais à la capacité d’exercer la responsabilité éthique qui accompagne toute connaissance d’un point de vue biblique. La maîtrise de soi, fruit de la discipline/instruction, ouvre la porte à un exercice adéquat de la responsabilité, compagnon indispensable de la connaissance.

 

            La motivation de la discipline/instruction est aussi à rechercher dans la compréhension de qui est l’homme : toute la perspective biblique de l’éducation, de l’instruction, de la discipline, suppose que si l’homme est effectivement créé à l’image de Dieu et qu’à l’origine il était entièrement bon, il n’en est pas de même depuis la faute car  la réalité du mal est devenue une dynamique qui œuvre dans sa vie. « C’est pour cela que dans la perspective biblique on part de cette idée que l’homme est pécheur.  Cela ne veut pas dire qu’il n’est rien – il est unique – mais il y a dans sa nature une faille liée  à la faute originelle. Il ne suffit dons pas d’offrir à l’homme un bon contexte de vie pour que cette réalité pécheresse  qui est en lui soit jugulée, maîtrisée. Un des moyens dont la révélation biblique se sert pour susciter au niveau du comportement de l’individu, un comportement s’inspirant de la sagesse, c’est l’instruction/éducation/discipline [19]» Ce qui est demandé à l’homme c’est la conversion : se détourner du mal – car « la crainte du Seigneur, début de la sagesse,   consiste à « haïr la mal[20] » Il s’agit aussi de se détourner d’une indépendance tant aimée, d’une voie que l’on juge « droite »[21] pour retourner de manière positive vers la lumière, voire le salut de Dieu. « Qu’il vienne ici », insiste la sagesse[22] et la portée de son invitation anticipe l’offre de l’évangile : « Allez…mangez…buvez…abandonnez…vivez…marchez.[23] » Une autre chose est demandée à l’homme, au jeune homme : le dévouement. La sagesse est pour celui  qui la recherche, qui la désire.  Elle n’est pas pour celui qui « est sages à ses propres yeux » (3.7) ; celui-là pense être arrivé, et dans un sens il l’est, car il ne fera jamais un pas de plus. Son problème n’est pas d’ordre intellectuel ; il n’est pas sot : « Il y a plus à espérer d’un sot que lui » (26 :12 ; cf 3 :7), mais c’est plutôt qu’il n’a pas vraiment envie de s’améliorer ; tandis que le sage est toujours prêt à se laisser enseigner (9.9), il est ouvert aux commandements de Dieu (10 :8) et à la discipline : « Mon fils, ne méprise pas la correction de l’Eternel, Et ne t’effraie point de ses châtiments » (Pr 3 ;11). Cette compréhension, cette acceptation de la discipline est d’importance capitale. Il ne s’agit pas de la subir, mais de l’accepter, voire de la chérir. Il doit aussi être ouvert aux conseils et aux critiques humains (Pr13 :10 ; 17 :10), car il estime suffisamment la vérité pour accepter d’en payer le prix (Pr 23 :23).

 

            Il s’agit aussi de donner au jeune la motivation, les conseils et les armes pour résister au mal et à la folie, qui n’est pas « une déficience mentale, mais l’indifférence à l’égard de la sagesse pour se conduire dans la vie, ou son refus[24] ». C’est sous les traits des mauvais camarades[25] et de la femme adultère et séductrice[26] que la folie cherche à s’emparer du jeune. Si celui-ci se laisse prendre, il ne manquera pas de s’écrier : « Comment donc ai-je pu haïr la correction (musar), Et comment mon coeur a-t-il dédaigné la réprimande (towkechah) » (Pr 5 :12) Ainsi, c’est dans la connaissance de  ces pièges que celui qui exerce la discipline et qui transmet l’instruction reçoit la motivation de son action. C’est ainsi que les avertissements concernant le chemin de la folie alternent avec les recommandations de la sagesse tout au long du livre des Proverbes.

 

            Il nous reste à considérer les différents types de discipline/instruction, les différents cadres d’exercice de ces notions. Nous ne pouvons pas ne être attentifs à l’insistance avec laquelle le livre des Proverbes parle du contexte familial, lieu privilégié, premier cadre prévu pour exercer la discipline et transmettre l’instruction. « Ecoute, mon fils, l’instruction (musar) de ton père, Et ne rejette pas l’enseignement (torah) de ta mère » (Pr 1 : 8).  La mention du père et de la mère, que l’on retrouve en Pr 6 :20, souligne le rôle des parents dans l’éducation de leurs enfants. Le rôle du père est plus caractérisé par « les remontrances, les reproches » (tokahat) et par les « corrections » ou les « leçons » (musar), verbales ou physiques, éventuellement à coup de bâton.[27] De son côté, la mère préfère la parole, l’instruction (torah)[28] Nous avons d’ailleurs dans le chapitre 31 des Proverbes un bel exemple de la Torah maternelle[29]. Nous constatons que les mères de famille avaient, elles aussi, un rôle d’enseignement, à côté des pères et des sages. Ce cadre de la famille pour l’exercice de l’instruction/discipline est attesté dans d’autres passages du livre des Proverbes : « L’insensé dédaigne l’instruction (musar) de son père, Mais celui qui a égard à la réprimande agit avec prudence »(Pr 15 :5) « Châtie ton fils, car il y a encore de l’espérance; Mais ne désire point le faire mourir » (Pr 19 :18) Les leçons et les instructions qui transmettent l’expérience de la vie sont le plus beau don, le plus bel ornement, le trésor, que les parents apportent en héritage aux générations suivantes : « Car c’est une couronne de grâce pour ta tête, Et une parure pour ton cou » (Pr 1 :9). Cette couronne est la couronne de la sagesse (Pr 4 :9), signe de royauté, attribut du disciple accompli, appelé par son Seigneur à régner avec Lui[30] ! Nous pouvons toutefois souligner que cette relation père/ enfant et mère/enfant constitue aussi une métaphore familiale qui rappelle celle qui est utilisée pour décrire la relation de Dieu à Israël (Dt 8 :5)[31]



[1] Pr 1.8, 1.10, 1.15, 2.1, 3.1, 3.11, 3.21, 4.10, 4.20, 5.1, 6.1, 6.3, 6.20, 7.1, etc...

[2] Selon la note de la Bible d’étude du Semeur (Pr 1 : 8), « les maîtres s’adressaient en ces termes à leurs disciples. Ce n’est donc pas nécessairement un père qui s’adresse à son fils, mais, peut-être, un maître de sagesse à son disciple. »

[3] Note de la Bible d’étude du Semeur, introduction au livre des Proverbes, p 877.

[4] Pr 4 : 6

[5] Pr 23 : 26

[6] D’après D.P.Kingdon dans son article « discipline » du Dictionnaire de Théologie Biblique, p 519, Editions Excelsis

[7] Id p 518

[8] Pr 1; 4

[9] C’est  l’apôtre Paul dans le 1er chapitre de son épître aux Romains, qui développe ce thème, en l’abordant par l’antithèse : refuser de reconnaître le créateur derrière la création égare la pensée des hommes qui va refuser de glorifier Dieu…

[10] Voir Daniel.J.Estes: “Hear my son”, chapitre 1: the wordview of Proverbs 1-9

[11] Gerhard Von Rad “Israël et la sagesse” Labor et Fides, p 77.

[12] Id, p 83

[13] Daniel.J.Estes : « Hear, my son. Teaching and learning in Proverbs” 1-9 p 63. William B.Eerdmans Publishing Company, Grand Rapids, Michigan.

[14] D.A Hubbard « Proverbs, The Communicator’s Commentary 15a, Dallas: Word Books, 1989 Cité par Daniel.J.Estes op.cit p 64

[15] Von Rad : « Théologie de l’Ancien Testament » t I p 361

[16] D.P Kingdon, Dictionnaire de Théologie Biblique, article « Discipline », p 521, Editions Excelsis.

[17] Dr Payne, article « éducation », Le Grand Dictionnaire de la Bible, p 472, Editions Excelsis.

[18] Jacques 3 :17

[19] Cours de Pierre Berthoud, 1.2b « Les Ecrits ».

[20] Pr8 ; 13 ; cf Pr 3 :7b.

[21] Pr 14 : 12

[22] Pr 9.4

[23] Pr9.5-6

[24] Note de la Bible d’étude du Semeur, introduction au livre des Proverbes, p 878

[25] Pr 1 : 10-19

[26] Pr 5 : 1-14, 6 :20-35 ; 7)

[27] Le livre du Siracide insistera aussi   sur le châtiment corporel.

[28] Qui n’est pas ici la Torah de Moïse ou du Seigneur au Sinaï…

[29] La Septante emploie ici le mot « thesmoi », les « lois ».

[30] Apocalypse 5:10  « tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre ».

[31] D’après D.P. Kingdon, dans son article « Discipline » du Dictionnaire de Théologie Biblique, p 519, Editions Excelsis.

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Published by Luc Bussière - dans Education
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