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  • Luc Bussière
  • Marié, père de 4 enfants 3 jeunes hommes adultes dont deux mariés, et une ado. Grand père depuis Août 2010
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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 14:24

Le défi de la philosophie pour un chrétien 

 

D'après Norman L. Geisler. "Introduction to Philosophy" A christian perspective. Baker Book. USA.

 

 

Le défi de la philosophie pour un chrétien.

 

1.    Le défi de la philosophie en général.

 

a.    L’examen philosophique

 

b.    Examiner les buts de la vie.

 

c.     Examiner les présupposés de la vie

 

d.    Clarification de la pensée

 

e.     L’argumentation

 

f.      Systématisation de la connaissance

 

2.    Le défi de la philosophie pour un chrétien

 

a.    La philosophie présente un défi particulier pour le chrétien, à la fois positif et négatif.

 

b.    Le fondement biblique pour une philosophie chrétienne

 

c.     Les rôles de la philosophie pour un chrétien

 

                                                    i.     La fonction de la philosophie en théologie

 

                                                  ii.     La fonction de la philosophie en apologétique

 

                                                iii.     La fonction de la philosophie dans les polémiques

 

                                                iv.     La fonction de la philosophie dans la communication


 

 

2.1  Le défi de la philosophie en général.

 

Le philosophe examine continuellement la vie, ses buts et ses présuppositions. Il développe une pensée critique, ainsi qu’une pensée claire et correctement établie.

 

2.1.1       L’examen philosophique.

 

La philosophie a autant à voir avec les choses de la vie qu’avec le domaine de la pensée. Le philosophe cherche les réponses aux questions fondamentales touchant à la signification de la vie.

2.1.2       Examiner les buts de la vie.

 

Aristote disait que la philosophie commence avec l’étonnement. Tous les philosophes se sont posés et se posent encore les grandes questions. D’où est-ce que je viens ? Pourquoi suis-je là ? Où vais-je ? Les réponses varient, certains disent ne pas pouvoir en donner. Les philosophes chrétiens s’appuient sur la Bible…Si les réponses varient, tous ont posé et posent encore ces questions fondamentales.

 

2.1.3       Examiner les présupposés de la vie.

 

Il a été dit que notre caractéristique la plus importante n’est pas ce sur quoi nous pensons mais ce avec quoi nous pensons. En bref, nos présuppositions sont plus fondamentales que nos préoccupations. Souvent nous ne sommes pas même conscients des présupposés qui guident notre vie et notre pensée. Cela est dû au fait qu’ils ont imbibé notre inconscient par notre par notre environnement familial et notre culture. Une des tâches essentielles de la philosophie est de dévoiler les présupposés fondamentaux qui se cachent derrière des conclusions auxquelles nous sommes parvenus dans notre pensée. Si quelqu’un n’est pas satisfait des conclusions relatives à telle ou telle position prise, il doit examiner les présuppositions sur lesquelles elle se base. Par exemple, si quelqu’un avance cette présupposition que « Dieu est mort », alors on doit en conclure, comme Nietzsche, que toutes les valeurs absolues sont mortes avec lui. D’un autre côté, si quelqu’un avance cette présupposition que « Dieu est vivant » et qu’Il n’est pas silencieux, mais qu’Il a déclaré dans Sa Parole comment l’homme devrait se comporter, alors les conséquences qui en découleraient seraient radicalement  différentes.

 

2.1.4       Clarification de la pensée.

 

Une autre tâche fondamentale de la philosophie est la clarification. Réduire les pensées à leur forme logique apporte une aide précieuse en éliminant les ambiguïtés et les pensées fallacieuses. Les débats sur le fait de savoir si « tous les hommes ont été créés égaux » portent sur l’ambiguïté du mot « égaux ». Est-ce que cela veut dire que tous les hommes sont nés physiquement et intellectuellement égaux en capacités ? Certainement non. Est-ce que cela veut dire qu’ils sont égaux quant à leurs droits civiques et politiques ? Nous devrions dire oui ! Des milliers d’heures d’efforts ont été gaspillées simplement parce qu’on ne s’était pas donné la peine de définir les termes. La clarification théorique de la pensée est quelque chose de très pratique.

 

 

 

2.1.5       L’argumentation.

 

Il peut y avoir une connotation négative ou positive à ce mot. Le véritable philosophe n’est pas intéressé à l’argumentation pour le plaisir d’argumenter ! Si la philosophie est la recherche de la vérité, alors l’argumentation est la stratégie qui va diriger cette recherche. Et cela est nécessaire dans chaque discipline !

 

2.1.6       Systématisation de la connaissance.

 

Traditionnellement les philosophes ont été, et sont encore, concernés par établir le lien entre les différents domaines de la connaissance afin d’en faire un « système » compréhensible…les éléments fondamentaux d’une système philosophique complet, qu’on appelle aussi « vision du monde » sont :

-        une consistance interne.

-        Le fait qu’ils soient compréhensibles.

-        La correspondance.

 

Un bon système philosophique doit de façon consistante et non contradictoire, tenir compte de tous les faits de l’expérience, et rassembler tous ces faits ensemble. Il y a un nombre de systèmes philosophiques qui respectent ces points, tels le théisme, le déisme, le panthéisme, l’athéisme, et ainsi de suite.

 

Ainsi, le défi de la philosophie est quadruple : ce défi multiple consiste à penser de façon critique (l’examen), de penser clairement (clarification), de penser correctement (l’argumentation) et de penser de façon complète, générale.

 

2.2  Le défi de la philosophie pour un chrétien.

 

2.2.1       La philosophie présente un défi particulier pour le chrétien, à la fois positif et négatif.

 

La philosophie sert à la construction d’un système chrétien et à la réfutation de vues opposées. Il y a un texte capital du Nouveau Testament qui correspond à ces deux tâches. Paul dit : « nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ ». (2Co 10 :5) C’est l’aspect positif. Sans une bonne connaissance philosophique le chrétien est à la merci des non chrétiens dans l’arène intellectuelle. Le défi pour le chrétien est de confronter, de vaincre la pensée non chrétienne en construisant un système de vérité et en détruisant les systèmes erronés.

 

Si c’est la tâche du chrétien en philosophie, alors comment expliquer l’avertissement de l’apôtre Paul : « ne soyez pas la proie des vaines philosophies » (Col 2 :8 ?) Malheureusement certains chrétiens ont compris ce verset comme mettant en garde contre l’étude de la philosophie. C’est faux pour plusieurs raisons. Premièrement, ce verset n’est pas une interdiction de la philosophie en tant que telle, mais une mise en garde contre les fausses philosophies ; Paul ajoute « et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes ». En fait, Paul met en garde par rapport à une philosophie erronée spécifique, une sorte de gnosticisme qui avait infiltré l’église de Colosse (le déterminant « cette » en grec indique une philosophie particulière). Finalement, on ne peut pas se mettre en garde contre une fausse philosophie si on ne l’a pas connue ! Un chrétien doit reconnaître l’erreur avant de la contrer, de la même manière qu’un docteur doit étudier la maladie avant qu’il puisse la traiter. L’Eglise chrétienne peut être pénétrée par de faux enseignements précisément parce que les chrétiens n’ont pas été préparés, entraînés à détecter cette « maladie » de l’erreur. Le chrétien prêt à tomber dans ce genre de piège est un chrétien ignorant.[1]

 

2.2.2       Le fondement biblique pour une philosophie chrétienne.

 

 

Dieu n’encourage par l’ignorance. Les chrétiens ne deviennent pas plus spirituels par une foi ignorante. La foi est peut-être plus méritante que la raison (« sans la foi il est impossible de plaire à Dieu » Hébreux 11 :6) mais la raison est plus noble (les disciples de Bérée avaient un caractère plus noble que les Thessaloniciens parce qu’ils examinaient les Ecritures chaque jour pour voir si ce que Paul disait était vrai. (Actes 17 :11). Ainsi, le « grand commandement » pour les chrétiens est « d’aimer Dieu de toute notre pensée »… (Mat 22 :37) Pierre dit que nous devons être préparés à « défendre devant quiconque nous demande raison de l’espérance qui est en nous » (1 Pierre 3 :15). Paul déclare que nous sommes établis « dans la défense et la confirmation de l’Evangile » (Philippiens 1 :7) et que lui-même « discutait, raisonnait…d’après les Ecritures ». (Actes 17 :2)

 

Il est vrai que nous nous défendons contre « la sagesse de ce monde » (1 Co 1 :20). Mais cela fait partie du défi de la philosophie pour un chrétien. Comme C.S. Lewis l’a correctement observé, « …une bonne philosophie doit exister, au moins pour cette raison que les mauvaises philosophies ont besoin de trouver des réponses ». (Le poids de Gloire, p 50)

 

2.2.3       Les rôles de la philosophie pour un chrétien.

 

Il y a plusieurs fonctions à la philosophie au service de la chrétienté. La philosophie a été appelée « la servante de la théologie », elle est la défense contre l’hérésie et l’arme de l’apologétique. [2]

 

 

2.2.4       La fonction de la philosophie en théologie.

 

On ne peut pas faire de la théologie systématique sans l’aide de la philosophie. La Bible donne les bases d’une théologie chrétienne, mais la théologie ne devient systématique qu’à partir du moment où elle est « systématisée ».

 

Par exemple, les chrétiens orthodoxes croient en un Dieu qui existe éternellement en trois personnes : la Trinité. Cette doctrine résulte de plusieurs techniques philosophiques. Premièrement, il y a une étude inductive des Ecritures. Deuxièmement, il y a une corrélation systématique de tout ce qui dans la Bible est en relation avec Dieu. Cela sous-entend, entre autres choses, deux prémices :

 

-        il y a un Dieu.

-        Il y a trois personnes qui sont Dieu.

 

Troisièmement, il y a une déduction logique  qui se tire de ces deux prémices, c’est la doctrine de la Trinité : il y a un Dieu qui existe en trois personnes.

 

A côté de ce rôle positif de « construction » de la doctrine chrétienne, la philosophie a aussi un rôle négatif dans la théologie systématique. Puisque aucune personne pensante ne peut être satisfaite avec ce qui est contradictoire, le théologien chrétien doit éliminer les contradictions d’un « système » chrétien. Si la Bible dit que Dieu a des yeux (Hébreux 4 :13) et des bras, et proclame en même temps qu’Il est un Esprit sans corps (Jean 4 :24) alors le théologien doit montrer qu’il n’y a pas de contradiction. Il va le faire en montrant par le raisonnement que les références aux yeux et aux bras sont de l’ordre de la métaphore, ne sont pas littérales. Dieu est aussi décrit comme ayant des ailes, mais cela illustre Sa puissance protectrice….

 

Le philosophe – théologien a une tâche encore plus difficile avec quelques uns des mystères de la foi chrétienne, tels que les deux natures de Christ. Le christianisme orthodoxe soutient que Christ est à la fois Dieu et homme ; il est le Dieu – Homme. Mais Dieu est infini alors que l’homme est fini ! Comment, alors, Christ peut il être infini/ fini, ce qui semble être une claire contradiction ? Les théologiens – philosophes répondent : Christ est une personne unique, mais Il a deux natures. Il est infini dans Sa nature divine et fini dans Sa nature humaine, mais une nature ne se mélange pas, ne se confond pas avec l’autre. Les deux natures sont distinctes mais existent simultanément dans la même personne. Le mystère porte sur le comment cela peut-il se faire ; c’est au-delà du domaine de la raison. Mais il n’y a pas de contradiction en disant que le Christ est une seule personne (un sens) avec deux natures (un autre sens). La contradiction apparaît seulement lorsqu’on n’utilise pas différents sens, de telle façon qu’on en arrive à dire que Dieu est une personne et aussi trois personnes dans un même sens.

 

En bref, sans l’aide de la logique et de la philosophie, la théologie chrétienne n’est pas possible. La pensée cohérente et consistante au sujet de la Bible (ce qui constitue une bonne définition de la théologie) ne peut pas se manifester sans l’aide de la philosophie. Le théologien chrétien est en ce sens un étudiant – philosophe de la Bible. Il donne un LOGOS (une raison) au THEOS (à Dieu) tel qu’il peut être connu dans les Ecritures.

 

2.2.5       La fonction de la philosophie en Apologétique.

 

La tâche de l’apologétique est de défendre la foi chrétienne contre les attaques du dehors (1 Pierre 3 :15). La philosophie peut remplir cette tâche de plusieurs manières. Il y a à la fois un aspect négatif et un aspect positif à cette tâche.

 

-        l’aspect négatif contient deux parties :

 

o   Montrer que les attaques contre le christianisme sont fausses.

o   Montrer que les points de vue non chrétiens ne sont pas nécessairement vrais. Et il est impossible d’effectuer l’une de ces tâches sans les outils de la philosophie, d’une pensée claire, consistante et correcte.

 

-        L’aspect positif concernant l’apologétique est également dépendant de la philosophie. Cela implique l’utilisation de bons arguments, ou la mise en avant de bonnes évidences pour justifier le bon fondement du christianisme. Généralement cela demande des arguments en faveur de Dieu (théisme) et la mise en avant d’évidence en faveur de la vérité historique du christianisme. Cette tâche est le propre de la tâche philosophique.

 

2.2.6       La fonction de la philosophie dans les polémiques.

 

La tâche des polémiques est de combattre les hérésies à l’intérieur du monde chrétien, par opposition avec l’apologétique qui combat les erreurs en dehors du monde chrétien. Le même besoin de la philosophie se manifeste ici aussi. On ne peut pas mieux argumenter pour la vérité que lorsqu’on est entraîné à l’argumentation philosophique. Le polémiste chrétien doit comprendre à la fois la théologie (qui utilise la pensée philosophique systématique) et la philosophie (qui utilise la pensée logique).

 

2.2.7       La fonction de la philosophie dans la communication.

 

Les missionnaires chrétiens et les apologistes se sont très bien rendus compte qu’il y a quantité de visions du monde par lesquelles les hommes pensaient Dieu, l’homme et le monde. Certains panthéistes, par exemple, croient que le monde matériel est mauvais, ou qu’il est une illusion, alors que les chrétiens, théistes, croient que le monde matériel est bon, création de Dieu. Un naturaliste fini croit que les miracles sont impossibles, alors qu’un théiste les accepte comme actuels. Quand des penseurs si différents regardent au même « fait » ou phénomène, ils vont en donner des significations radicalement différentes.

 

Le chapitre 12 de l’Evangile de Jean sert d’exemple. Un événement touche en même temps trois groupes de personnes. Mais chacun l’interpréta au travers de sa propre vision du monde. Selon le verset 28, Jésus priait fort : « Père, glorifie Ton nom ». Jean écrit qu’une voix vint des cieux disant : « je L’ai glorifié, et je le glorifierai encore ». Les différents groupes ont interprété le son de différentes manières :

 

-        les naturalistes dans la foule dirent que c’était le tonnerre.

-        Les religieux ont dit que c’était un ange.

-        Les théistes ont dit que c’était la voix de Dieu.

 

On peut comparer une vision du monde à une paire de lunettes au- travers desquelles chacun regarde le monde. Pour celui qui a des verres rouges, il va voir tout en rouge. Pour celui qui a des verres jaunes, il va voir tout en jaune. De la même manière, pour un naturaliste, tout événement aura une explication naturelle, même ces événements qui sont absolument inhabituels. Un même fait peut prendre différentes significations selon qu’il est vu par tel ou tel individu…Ainsi, la communication du christianisme à quelqu’un qui a une vision du monde dissimulée est bien plus difficile qu’il n’y paraît. La proclamation de Christ « Moi et le Père nous sommes un » n’a pas la même signification chez un panthéiste, un unitarien, ou un chrétien théiste. Pour une vision du monde panthéiste, cela veut dire que Christ est une manifestation de Dieu, comme le sont tous les hommes. Les unitariens vont comprendre que Christ est moralement un avec Dieu, qu’Il vit en union avec Dieu. Le chrétien théiste, d’un autre côté, comprend que Christ dit qu’Il est métaphysiquement un avec Dieu, étant de la même essence. Les Juifs monothéistes du temps de Jésus l’ont ainsi compris, comme le révèle leur réponse : « toi, un homme, tu déclares être Dieu » (Jean 10 :33)

 

Une des tâches de la philosophie chrétienne est d’aider à la communication en tenant compte de ces visions du monde différentes. Car notre façon de voir le monde dépend de la sorte de lunettes que nous portons. Une des tâches de la philosophie chrétienne est de travailler au niveau de la pré -évangélisation pour aider les gens à regarder avec d’autres lunettes, des lunettes théistes. La philosophie contribue à ce processus au travers de l’argumentation. A moins que le terrain intellectuel soit préparé, clarifié, et que le chemin soit frayé par la parole de la vérité, on ne peut pas parler de véritable communication de l’Evangile de Christ à ceux qui ont d’autres visions du monde.

 

Conclusion.

 

Le défi de la philosophie pour le chrétien a deux aspects : premièrement, il y a ce défi d’ordre général qui consiste à penser de façon critique, claire et correcte, de façon compréhensible pour le monde. C’est la tâche de tout un chacun, chrétien ou non. En plus de cela, à cause des fondements de la foi biblique, le chrétien a un fardeau philosophique tout à fait particulier. Il utilise la philosophie en ordonnant ces fondements de la foi en système, et en élaborant une défense argumentée de la foi. Il a besoin de la philosophie pour communiquer une vision chrétienne des choses à ceux qui ont d’autres visions du monde. Plus que tout, le chrétien dépend de la philosophie pour rendre intelligible le domaine de la foi. La philosophie est l’outil que le chrétien peut prendre pour exprimer sa foi, la rendre compréhensible.




[1] Pierre Thévenaz, dans son livre « l’homme et sa raison », T 1, Baconnière, Neuchâtel, 1956, p 324-325 : « La philosophie (…) est un élément essentiel du combat de la foi. Il faut faire de la philosophie pour se garder du Dieu des philosophes, pour s’en garder en fait, pratiquement, efficacement… D’une façon ou d’une autre, nous philosophons sur Dieu ; aussi est-il préférable pour celui qui croit au Dieu de Jésus-Christ de philosopher sciemment et consciemment, plutôt que d’héberger, à son insu, dans sa foi même, le Dieu de la philosophie. »A nous de dépister les « virus » théologico -philosophiques qui rendent la foi inopérante. (Selon l’expression de J.F. Jobin)

 

[2] Une pratique de la philosophie par les Pères de l’Eglise s’est développée non par amour de la philosophie, mais pour se donner les moyens de mieux prêcher l’Evangile aux païens : souci fondamentalement apologétique.

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Published by Luc Bussière - dans Cours 1 philo chrétienne
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